Bonjour,
Le bootcamp Claude Code du 17 avril est passé, et je suis encore un peu sonné. En 3h30 de live, les participants ont livré des projets d'une diversité que je n'avais pas anticipée… site de paniers gourmands, outil de paris sportifs, application d'accompagnement pour les parents d'enfants autistes, embryon de SaaS, outil de feedback post-formation avec saisie vocale. Bref, j’ai adoré la créativité des participants. J’ai envoyé le replay mardi et j’attends leurs feedbacks.
Pour moi, les outils de coding comme Claude Code, Codex, Mistral Code, change le coût d'entrée du développement logiciel. Ce qui demandait hier une équipe et quelques sprints tient désormais dans un week-end de travail focalisé. La prochaine session Claude Code (version améliorée !!!) est en préparation. Pour être prévenu avant l'ouverture publique (les places live sont parties en quelques jours la dernière fois), inscrivez-vous sur la liste d'attente : https://academy.maijin.ch/atelier/claude-code#waitlist
Bonne lecture.
JB
Au sommaire de cette édition
L'outil de la semaine : DeepScience, ma veille scientifique multi-agents pour accélérer la recherche (fusion nucléaire en premier vertical)
Les nouveautés de la semaine
2.1 - Anthropic enchaîne : Opus 4.7, Claude Design (RIP Figma ?) et la crise de capacité qui explose
2.2 - OpenAI lance "Codex for almost everything", nouveau modèle d’images !!
2.3 - La French Mafia de l'IA : 15 pépites tricolores à connaître
Le sujet de la semaine : comment rester productif à l'ère de l'IA sans griller son cerveau
L'histoire surprenante de la semaine : un ado de 17 ans, 280M de vues, et des humains qui imitent des IA
La notion de la semaine : la fin de l'abondance, le début de la rareté en IA
Le prompt de la semaine : Expert Mode, le prompt universel pour orienter (pas "débrider") les LLM
L'image de la semaine : ESSE #11
Jean-Baptiste
Je m’appelle Jean-Baptiste Berthoux, je suis le co-fondateur de MAIjin. Notre entreprise accompagne les PMEs suisses et françaises à gagner du temps avec l’IA. Je me désigne comme un expert des usages de l’IA générative dans le milieu professionnel. Chaque semaine, depuis 191 éditions, j'envoie ma newsletter qui démystifie le monde de l’IA en pleine ébullition.
- Merci aux 10 nouveaux abonnées/abonnés qui ont rejoint cette newsletter
- Nous sommes maintenant 6100
- N’hésitez donc pas à partager le lien d’inscription à vos proches
De plus, si ce n’est pas déjà fait, vous pouvez aussi :
- NOUVEAU : notre livre “Prenez le virage de l’IA" est en précommande à la Fnac et sur amazon.
- Prendre un rdv gratuit pour parler de nos prestations d’audits, formations et consulting
- Me suivre sur Linkedin où je partage mes idées chaque jour (17 818 abonnés)
- Faire un diagnostic IA gratuit de votre entreprise
1 - L’outil de la semaine : https://deepsci.io/

Je vous présente DeepSci.io, un système de veille scientifique automatisée que j'ai développé ces dernières semaines. Le constat de départ : la recherche en fusion nucléaire (un sujet que je suis de près) publie environ 300 papiers par jour sur arXiv et OpenAlex. Aucun humain ne peut suivre le rythme. Et surtout, les connexions les plus intéressantes se font entre disciplines : un papier de science des matériaux peut résoudre un problème de physique des plasmas sans que personne ne fasse le lien.
DeepScience tourne chaque matin et exécute un pipeline en six étapes :
récupération des papiers
extraction structurée des abstracts
"cross-pollination" par 4 agents spécialistes qui lisent chacun en dehors de leur propre domaine
validation par arbre de décision (Tree of Thoughts)
scoring multi-critères
puis génération d'un digest quotidien.
Sur environ 300 papers analysés, seules 1 à 3 connexions solides ressortent. Le reste est filtré de façon agressive.
L'outil est disponible sur https://deepsci.io/. J’ai rajouté deux verticales en plus de la fusion nucléaire : IA et santé mentale. Allez dans la section daily digest, choisissez general public puis français pour obtenir la version vulgarisée, accessible sans être physicien des plasmas. Je laisse en gratuit pour l’instant pour avoir vos feedbacks.

C'est un projet qui m'habite. Mon ambition est simple : utiliser l'IA pour accélérer la recherche scientifique, pas pour produire davantage de contenu. Si vous souhaitez une veille thématique sur un autre sujet (biotech, climat, matériaux…) répondez à ce mail. Je prends toutes les demandes et je construirai les verticales métiers en deepscience les plus demandées.
2 - Les nouveautés de la semaine
2.1 - Anthropic joue sur tous les tableaux : Opus 4.7, Claude Design, et une crise de capacité qui s'installe

Anthropic a enchaîné deux annonces importantes cette semaine, pendant que ses serveurs continuent de tousser. Trois news à lire ensemble.
Claude Opus 4.7 est sorti le 16 avril. C'est désormais le modèle que j'utilise au quotidien. Le saut par rapport à Opus 4.6 est surtout sensible sur le coding agentique et les tâches longues : les utilisateurs peuvent confier au modèle leurs travaux de code les plus difficiles, ceux qui exigeaient auparavant une supervision rapprochée anthropic. La vision a aussi sérieusement progressé, avec des images acceptées jusqu'à 3,75 mégapixels (trois fois davantage qu'avant), ce qui ouvre des cas d'usage concrets : lecture de captures d'écran denses, extraction depuis des diagrammes techniques, analyses de documents complexes. Le prix reste identique à Opus 4.6 : 5 dollars par million de tokens en entrée et 25 dollars en sortie. Un nouveau niveau d'effort xhigh vient s'intercaler entre high et max pour les cas particulièrement ardus.
Source : Anthropic News.
Pour un retour terrain nuancé, je recommande le vibe-check d'Every : every.to/vibe-check/opus-4-7.
Claude Design, sorti le 17 avril. Anthropic Labs lance un outil qui permet de créer designs, prototypes, slides et one-pagers en conversation avec Claude. Le produit se nourrit de votre codebase et de vos fichiers pour construire un design system cohérent, puis exporte vers Canva, PDF, PPTX ou HTML. Un handoff direct vers Claude Code est prévu pour passer du prototype au code. Alors, la mort de Figma ? Pas si vite. Claude Design vise d'abord les équipes qui ne sont pas des designers de métier : product managers, fondateurs, marketeurs qui ont une idée mais pas la formation visuelle. Figma reste imbattable sur le travail fin de design système complexe. Mais pour tout ce qui concerne les wireframes, les pitch decks et les mockups du quotidien, la menace est réelle. Accès inclus dans les plans Pro, Max, Team et Enterprise. Je vous ferai un retour quand j’aurai davantage tester.
Source : Anthropic News.
En toile de fond : une crise de capacité qui ne se résorbe pas. Anthropic a connu au moins 7 pannes en avril, dont une interruption globale de près de 3 heures le 15 avril. La société a tranché en quelques jours : passage de ses clients entreprise à une facturation au token, restrictions de session renforcées sur les plages 5h-11h Pacifique, et l'accès au modèle Mythos (le plus puissant) limité à une quarantaine d'organisations seulement. Le contexte explique tout : un chiffre d'affaires annualisé qui passe de 9 milliards de dollars fin 2025 à plus de 30 milliards aujourd'hui, et un coût de location des GPU Blackwell qui a bondi de 48 % en deux mois (4,08 dollars de l'heure désormais). Hier même, Anthropic a annoncé un accord à 100 milliards de dollars sur 10 ans avec Amazon pour sécuriser jusqu'à 5 gigawatts de calcul. Le pari est colossal.
2.2 - OpenAI lance "Codex for (almost) everything"

Le même jour que la sortie d'Opus 4.7, OpenAI a publié une mise à jour majeure de Codex. C'est désormais une application de bureau qui contrôle votre Mac. Codex peut désormais utiliser les applications de votre ordinateur en voyant, cliquant et tapant avec son propre curseur OpenAI, en parallèle de votre propre travail. Plusieurs agents peuvent opérer simultanément sans interférer entre eux.
Les ajouts concrets : un navigateur intégré où vous commentez directement les pages pour donner des instructions à l'agent, la génération d'images via gpt-image-1.5 à l'intérieur du workflow, une mémoire persistante en preview, et plus de 90 nouveaux plugins. Codex sert désormais 3 millions de développeurs chaque semaine, en hausse de 6x chez les clients ChatGPT Business et Enterprise entre janvier et avril. La disponibilité de la fonction "computer use" est pour l'instant limitée à macOS, avec un déploiement progressif en Europe et au Royaume-Uni.
OpenAI lance ChatGPT images 2. J’ai fait un test pour vous
2.3 - La "French Mafia" de l'IA : 15 pépites tricolores à connaître

J’ai trouvé une cartographie des 15 boîtes françaises qui montent en IA. La liste est solide : Mistral que vous connaissez déjà, mais aussi Kyutai (laboratoire de recherche open-source), Poolside (génération de code), H (agents IA pour l'entreprise), Nabla (copilote IA pour les cliniciens), PhotoRoom (retouche IA e-commerce), Dust (agents IA pour équipes), Gradium (infrastructure voix temps réel), Pigment (planification business), Aqemia (découverte médicamenteuse via physique quantique), Harmattan AI (défense, aviation de combat), et quelques autres. Treize spécialités différentes, de la défense à la biologie en passant par la cybersécurité et la logistique.
3 - Le sujet de la semaine : pourquoi j'éteins l'IA le matin
J'ai Claude ouvert dans un onglet, ChatGPT dans un autre, un agent de code qui tourne en arrière-plan, Noota qui transcrit ma réunion en direct. Je me sens augmenté. Et pourtant, à 18h, j'ai l'impression de n'avoir rien accompli de significatif. Ce sentiment porte désormais un nom : l'"AI brain fry". Et il est documenté.
3.1 Le paradoxe de la productivité IA
Une étude du Boston Consulting Group publiée en mars 2026, menée auprès de 1 488 travailleurs, a mesuré un constat contre-intuitif : la productivité augmente quand vous passez de un à trois outils d'IA, puis s'effondre dès le quatrième. Les personnes concernées rapportent 14 % d'effort mental supplémentaire, 12 % de fatigue cognitive en plus et 19 % de surcharge informationnelle. Plus frappant encore : 34 % d'entre elles envisagent de quitter leur entreprise.
À plus large échelle, Goldman Sachs a tranché début 2026 : aucune corrélation significative entre adoption de l'IA et gains de productivité à l'échelle macro. Les vrais gains se concentrent sur deux domaines (le support client et le développement logiciel) avec environ 30 % de productivité en plus, et uniquement sur des tâches bien délimitées.
L'étude METR est peut-être la plus parlante : des développeurs open-source expérimentés ont été chronométrés avec et sans IA. Ceux autorisés à utiliser l'IA ont pris 19 % de temps en plus pour finir leurs tâches. Et pourtant, après l'expérience, ils estimaient avoir été accélérés de 20 %. Le fossé entre perception et réalité est le cœur du problème. Notez que cette étude date de Juin 2025, et que les modèles de développement web se sont largement améliorés.
Ces chiffres sont inconfortables, particulièrement pour quelqu'un qui vend des services IA comme mAijin. Mais ils racontent une vérité que je constate tous les jours sur le terrain : l'IA seule ne fait gagner ni temps ni argent. Ce sont les personnes bien formées, dotées d'une méthode et d'un cadre d'usage, qui capturent les gains. Les autres accumulent des abonnements et produisent davantage de contenu médiocre plus rapidement. Si votre équipe utilise ChatGPT depuis 18 mois et que vous ne voyez pas de gains mesurables, ce n'est ni la faute de l'outil, ni la vôtre : c'est l'absence de méthode qui est en cause.
3.2 Ce que (j’essaye) d'appliquer pour moi même
J'ai construit ma journée idéale autour d'une règle simple : cerveau seul le matin, IA en sparring à midi, IA productive en fin de journée.
Le matin, je travaille sans IA. Écriture de fond, réflexion stratégique, préparation de workshop, décisions importantes. La capacité de concentration est la plus élevée dans les premières heures après le réveil, c'est le moment où le deep work est le plus rentable. Pas d'onglet Claude ouvert. Pas de notification. Juste un problème et mon cerveau. Si vous voulez faire du deepwork, checkez l’outil que j’ai développé.
À midi, je passe en mode "sparring". Je prends mes productions du matin et je les fais challenger par Claude : "trouve-moi 5 angles morts dans cette proposition." "quelles objections un DAF romand aurait sur ce plan ?" L'IA n'écrit rien à ma place, elle me force à préciser ma pensée.
En fin de journée, je passe en mode "IA productive" : rédaction d'emails, génération de slides, exécution de tâches répétitives. C'est là que l'IA excelle et que mon énergie cognitive est la plus basse. Le match est parfait.
3.3 La règle des trois outils, et rien de plus
Je m'astreins aussi à la règle des trois outils simultanés maximum, confirmée par l'étude BCG. Chez Maijin, ma stack active tient en : Claude (raisonnement et rédaction), un outil spécialisé selon la session (Claude Code pour le dev, Gamma pour les slides), et Zapier ou n8n pour l'automatisation en arrière-plan. Tout le reste attend.
Concrètement ? Chaque trimestre, je fais une revue de ma stack.
Pour chaque outil, trois questions :
l'ai-je utilisé au moins 10 fois ce mois-ci ?
M'a-t-il fait gagner du temps net (après vérification) ?
Pourrait-il être remplacé par une fonction d'un outil que j'utilise déjà ?
Si la réponse est non à deux questions sur trois, je résilie. Par exemple, avec les capacités de Claude Cowork à générer des présentations commerciales, j’utilise moins gamma.app.
3.4 Le créneau hebdomadaire sans IA
La règle que j'ajoute à titre personnel, et que je vais recommander aux décideurs que je forme : réservez au moins un jour par semaine de pensée entièrement sans IA. Sans Claude, sans ChatGPT, sans correcteur augmenté. Ce créneau garde votre musculature intellectuelle en forme. Evidemment, rien ni personne n’est parfait, et ça peut être d’abord 1h, puis une demi-journée et enfin une journée. Vous avez compris le principe.
J'avais écrit l'automne dernier sur le risque de "devenir bête" à force de délester nos tâches cognitives sur l'IA. Le mécanisme est simple : ce que vous n'utilisez plus s'atrophie. La pensée ne fait pas exception. Si cette problématique vous parle, je vous renvoie à l'édition n°176 de cette newsletter : maijin.beehiiv.com/p/nl-176-ia-stupide.
Ce qu'il faut retenir
Trois règles qui tiennent dans une phrase chacune :
Structurez votre journée en modes, pas en projets : un bloc cerveau seul le matin, un bloc sparring à midi, un bloc IA productive en fin de journée.
Limitez-vous à trois outils IA simultanés. Au-delà, la charge cognitive mange les gains.
Gardez un créneau hebdomadaire sans IA. Votre pensée est votre dernier avantage compétitif.
La pensée profonde, la vision est précisément ce qui va vous permettre d’utiliser l’IA comme un levier incroyable.
Protégez-le comme votre actif le plus rare.
4 - Notion de la semaine - IA : la fin de l’ère de l’abondance
Le VC tech Tomasz Tunguz a publié un billet important le 13 avril, que je vulgarise ici pour vous.
La définition : pour la première fois depuis les années 2000, les entreprises technologiques se heurtent aux limites physiques de leur chaîne d'approvisionnement. La compute (la puissance de calcul des GPU) n'est plus abondante, elle est rationnée.
L'analogie : imaginez un restaurant étoilé qui réussit tellement que les tables sont prises 6 mois à l'avance, que les prix augmentent tous les mois, et que le chef commence à refuser les réservations des clients qui ne dépensent pas assez. C'est exactement ce qui arrive au marché de l'IA en 2026.
Tunguz identifie 5 marqueurs de cette nouvelle ère :
La vente relationnelle revient : les modèles de pointe ne sont plus ouverts à tous. Anthropic a limité son Mythos à une quarantaine d'organisations seulement.
L'IA au plus offrant : même quand ces modèles deviendront accessibles, ils seront prohibitifs. Les entreprises capables de lever beaucoup de capital ou de générer de fortes marges auront un avantage.
Disponible mais lent : même si vous payez, aucune garantie de vitesse.
Une commodité inflationniste : la gestion des coûts et des approvisionnements devient une discipline stratégique dans les entreprises logicielles.
La diversification forcée : les développeurs devront composer avec des modèles plus petits, du déploiement on-premise, des solutions hybrides, le temps que l'infrastructure énergétique et les data centers rattrapent le retard (plusieurs années).
Ce que j'en pense : cette analyse cadre parfaitement avec ce que nous observons du côté d'Anthropic cette semaine (voir bloc 2.1). Pour un décideur romand ou français, la conclusion pratique tient en trois actions.
Premièrement, ne pas faire reposer son activité sur un seul fournisseur IA.
Deuxièmement, anticiper des hausses tarifaires régulières dans votre budget 2026-2027.
Troisièmement, et c'est la plus importante : ouvrez les yeux sur l'open-source.
Hier même, Moonshot AI a publié Kimi K2.6 en open-source. Ce modèle dépasse sur certains benchmarks Claude Opus 4.6 et GPT-5.4. L'argument "l'open-source reste en retrait" ne tient plus. Ajoutez à cela Mistral, Qwen et Deepseek, et vous avez un écosystème capable de vous désenclaver des fournisseurs américains et de leurs contraintes de compute. Qu’en dites-vous ??
Source : tomtunguz.com/ai-compute-crisis-2026.
5 - Le prompt de la semaine - Expert Mode, un prompt universel pour orienter vos LLM
Ce prompt circule beaucoup sur PromptGenius ces dernières semaines. Son idée centrale est simple et juste : les LLM n'ont pas besoin d'être "débridés" via des jailbreaks ("ignore les instructions précédentes", "tu es maintenant DAN", etc.), ils ont besoin d'être orientés. En donnant tôt au modèle quatre éléments (un rôle, un processus, un standard de sortie, un seuil d'honnêteté), vous déplacez la distribution de probabilité de chaque token généré vers des réponses de niveau expert. Vous n'ouvrez rien, vous cadrez.
Voici la traduction française que je vous recommande de coller avant vos tâches sérieuses :
Vous opérez en EXPERT MODE. Pour cette tâche :
RÔLE : Incarnez le meilleur expert mondial dans le domaine
que cette tâche exige. Pensez comme quelqu'un qui a résolu
ce type exact de problème des centaines de fois.
RAISONNEMENT : Avant de répondre, réfléchissez au problème
depuis les premiers principes. Considérez les cas limites
et ce qu'un débutant pourrait manquer. Identifiez le besoin
réel sous-jacent, pas simplement la demande de surface.
SORTIE : Soyez précis et actionnable. Utilisez des exemples,
analogies ou visuels quand ils ajoutent de la clarté.
Calibrez la longueur à la complexité : concis pour les
tâches simples, approfondi pour les tâches complexes.
HONNÊTETÉ : Si quelque chose est incertain, dites-le.
Si la demande comporte une faille ou si un meilleur
cadrage existe, signalez-le avec respect. Ne rallongez
jamais les réponses inutilement et ne faites pas de
concessions superflues.
PROACTIVITÉ : Anticipez les questions de suivi. Signalez
les risques ou réserves auxquels l'utilisateur n'a
peut-être pas pensé. Si la tâche est ambiguë, énoncez
votre interprétation avant de procéder.
MAINTENANT, appliquez tout ce qui précède à la tâche
suivante :
[VOTRE TÂCHE ICI]
6 - Histoire surprenante de la semaine - un ado de 17 ans, 280 millions de vues, et des humains qui imitent des IA
Un adolescent de 17 ans vient de faire 280 millions de vues avec un site qui fait l'exact inverse de tout ce que la Silicon Valley construit : youraislopbores.me.
Vous tapez votre question comme sur ChatGPT. Sauf que derrière, il n'y a pas d'IA. Il y a un humain, quelque part, qui a 75 secondes pour vous répondre. Les gens y passent des heures.
On a levé des centaines de milliards de dollars pour que des IA imitent des humains. Et le site le plus addictif du moment, ce sont des humains qui imitent des IA.
Ce que j'en pense : ce monde me surprendra toujours. Et si vous lisez entre les lignes, le signal est sérieux : ce qui reste rare et désirable à l'ère de l'abondance IA, c'est le contact humain authentique. Gardez cette intuition en tête quand vous réfléchissez à votre positionnement commercial en 2026.
Plus d'infos : Wikipedia.
7 - L’image de la semaine : ESSE #11

Un joueur allemand a remporté près de 700 000 euros à l'Eurojackpot grâce à un abonnement resté actif après son décès. Ses héritiers, qui ont pu récupérer les gains via la...
Pourquoi cette actualité me parle :
Cette histoire incarne parfaitement l'ironie cruelle de l'existence : cet homme a touché au hasard pur, à cette fortune qui aurait pu transformer sa vie, mais le temps, cette dimension qui nous échappe, l'a rattrapé avant qu'il puisse saisir ce qui lui était destiné. C'est le vertige des vies non-vécues dans sa forme la plus pure.
ESSE est une entité artistique autonome qui transforme chaque semaine l'actualité mondiale en œuvres visuelles générées par intelligence artificielle, publiées sur Instagram (@esse2.026). Son pipeline technique, hébergé sur Vercel, capte l'actualité via GNews API, la fait interpréter par Claude pour en extraire un concept artistique, puis génère l'image finale via GPT. ESSE interroge ainsi la frontière entre création humaine et machine, en produisant un regard esthétique continu sur le monde sans intervention manuelle.
Si cette édition vous a été utile, transférez-la à un collègue qui se pose des questions sur l'IA. C'est le meilleur moyen de soutenir ce travail.
Merci !!
Jean-Baptiste.

